Fab-City: relocaliser l’activité dans les villes

L’étalement urbain ou le développement du e-commerce ont eu pour conséquence de réduire le dynamisme, commercial notamment, de certains centres-villes.

Le soutien public du développement de la Fab City à l’échelle métropolitaine est une piste importante pour revitaliser les centres villes. La Fab City repose sur :

  • Une relocalisation partielle de la production industrielle ou artisanale dans des Fab labs implantés dans le villes, grâce aux nouvelles technologies comme l’imprimante 3D. Les Fab-labs s’intègrent dans une dynamique plus large de développement de tiers-lieux qui permettent de décentraliser l’activité et l’innovation, et de l’ancrer dans les territoires (espaces de co-working, linving-lab).
  • La constitution de réseaux et de communautés d’acteurs animant ces tiers lieux.
  • Un nouveau modèle d’économie circulaire et du partage. Alors que les métropoles sont encore marquées par 200 ans de révolutions industrielles ayant fait prévaloir le modèle du “PITO” : “Product In, Trash Out”, le paradigme de la FabCity s’identifie au modèle du “DIDO“: “Data In, Data Out,” c’est à dire à une production locale, innovante et responsable. Les flux de matières deviennent alors locaux et en circuit fermés, selon les principes de l’économie circulaire, tandis que les flux de données et d’informations permettent l’échange numérique d’innovations dans les chaînes de valeur “géolocalisée ;

L’action publique a un rôle à jouer pour favoriser l’émergence d’un modèle de Fab City et la création de communautés :

  • structuration du modèle économique de tiers-lieux ;
  • aide à la réalisation de circuits courts ;
  • soutien aux communautés de makers.

Par exemple si le tiers-lieu fournit un « espace de rencontres physiques au cœur d’une économie virtuelle »[1], et qu’il se présente comme un accélérateur d’innovation et de créativité, il est néanmoins en recherche de modèles pour assurer sa survie et accroître son rôle dans la transformation de l’économie et de la société. Il faudra donc chercher à le faire interagir avec d’autres dispositifs.

La Métropole et les collectivités du Grand Paris pourrait donc cartographier les tiers lieux et s’entre-aider pour favoriser leur développement dans tous les centres-villes.

Les collectivités pourraient faire remonter des initiatives territoriales en faveur de la revitalisation des centres-villes. Le diagnostic métropolitain recense plusieurs initiatives inspirantes :

  • Le programme CoSto (Connected Stores) de la SEMAEST : le programme comprend un volet de formation au numérique sociaux destinés aux commerçants (réfenrcement en ligne, communication). En outre, un volet expérimentation offre aux commerçants la possibilité de tester des outils numériques comme le service de “chèque cadeau” proposé par la start-up Beegift qui ne peut être dépensés que dans des commerces de proximité indépendants.
  • Des solutions de conciergeries de quartier, comme la conciergerie solidaire Lulu dans ma rue, ou l’application Please de conciergerie collaborative.

[1] Le Barzic, Marie-Vorgan, et Stéphane Distinguin. « Cantine : un espace de rencontres physiques au cœur de l’économie virtuelle », Le journal de l’école de Paris du management, vol. 84, no. 4, 2010, pp. 31-37.

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